Diabète gestationnel

 
Le diabète gestationnel est un trouble de la régulation glycémique, découvert pour la 1ère fois lors de la grossesse, favorisé par la grossesse et mis en évidence au 2ème trimestre (24 à 26 semaines).
 
I] Facteurs de risques  
– Antécédents de diabète gestationnel, antécédents familiaux de diabète
– Obésité datant d’avant la grossesse
– Antécédent de mort in-utéro, de malformation fœtale, de macrosomie
– Appartenance à certaines populations
– Age de la 1ère grossesse supérieur à 25 ans
 
II] Signes d’appel   examens paracliniques normalement effectués chez la femme enceinte
– Découverte d’une glycosurie lors des examens systématiques de la grosses (recherche d’albumine et de sucre dans les urines)
– Prise de poids excessive : la prise de poids « normale » doit être comprise entre 1 et 1,5 kg par mois maximum → prise de poids globale entre 9 et 12 kg
– Hypotension physiologique lors de la grossesse, si hypertension (> 13) → / !
– Excès de liquide amniotique ou fœtus anormalement gros
 
III] Paraclinique
  • Test de O’sullivan : réalisé entre 24 et 26 semaines de grossesse
  • Glycémie à jeun et postprandiale : paramètres à atteindre
  • Test de charge avec 100 g de glucose
 
IV] Complications
 
A- Maternelles
– Prééclampsie : convulsions maternelles et décollement placentaire entrainant la mort in-utéro
– Problématiques liées à l’accouchement : césarienne chaque fois qu’il y a menace
B- Fœtales
– Macrosomie
– Hydramnios, mort in-utéro → rares, voire exceptionnelles
C- A long terme
– Dans un cas sur deux à trois, il y aura récidive s’il y a une autre grossesse.
– Hyperglycémie, risque de développer un diabète
 
V] Prise en charge
A- Mesures hygiéno-diététiques
Un régime équilibré à la femme enceinte ainsi que le maintien d’une activité physique en adéquation avec la grossesse (marche, natation) est recommandé.
B- Traitement médicamenteux
S’il y a traitement à envisager, le seul possible est l’insulinothérapie qui n’a pas d’effet secondaire  sur le fœtus.
Elle doit être parfaitement comprise pour éviter les hypoglycémies.
Elle est prescrite lorsqu’il y a une glycémie à jeun supérieure à 1,10 malgré un régime bien suivi.
On arrête l’insuline à l’accouchement.
Lors de l’accouchement, on perfuse du glucose car le besoin énergétique est très important.
En postpartum, il y a une normalisation de la glycémie en quelques jours.  
NB :  La contraception orale peut entraîner une hyperglycémie. C’est pourquoi, le risque d’avoir un diabète gestationnel est plus probable chez les femmes ayant déjà eu recours a une contraception orale auparavant.