Les plantes qui soignent et soulagent naturellement

Depuis son apparition sur terre, l’homme a entretenu d’étroits rapports avec le monde végétal.
Les plantes ont toujours fait partie de son alimentation, puisqu’il ne lui est pas physiologiquement possible de se nourrir exclusivement de produits animaux.
Hippocrate préconisait déjà voici 2500 ans: « Que ton aliment soit ton remède ».
La médecine par les plantes se développa au fil des siècles et des cultures.
Les plus anciennes traces écrites remontent à la Chine, à l’Inde, à la Mésopotamie et à l’Egypte ancienne. Le papyrus Ebers, daté de quelque 1600 ans avant notre ère décrit, outre les méthodes de diagnostic, environ 800 préparations à base de plantes et de minéraux.
   
  • AIL: Allium sativum
L’ail est surtout un remarquable condiment. Il illustre parfaitement le célèbre précepte d’Hippocrate: « Que ton aliment soit ton remède ».
– Constituants: 
Le bulbe renferme des glucides, des saponosides, des vitamines et des minéraux, ainsi qu’une essence aromatique riche en composés soufrés, dont l’alliine.
– Usages: 
De nos jours, on reconnaît surtout à l’ail de remarquables propriétés hypotensives. Il stimule le coeur, facilite la circulation et fuidifie le sang:
son extrait est d’ailleurs largement utilisé dans les médicaments modernes contre la tension.
L’ail est préconisé contre l’athérosclérose et pour faire baisser le taux de cholestérol.
Ses propriétés antiseptiques, bactéricides et expectorantes incontestables en font non seulement un agent contre les maladies contagieuses, mais un excellent curatif des bronchites, grippes, infections respiratoires saisonnières.
L’ail réduit la glycémie. C’est aussi un excellent vermifuge, très utile contre les ascaris et les oxyures.
  • ANGÉLIQUE ARCHANGÉLIQUE: Angelica archangelica
Introduite de Scandinavie au XIIème siècle, l’angélique fut cultivée dans tous les monastères d’Europe. Depuis, elle a fait la renommée de la ville de Niort.
– Constituants: 
L’angélique, surtout dans la racine et les fruits, une essence aromatique riche en carbures, dont les phellandrènes. Elle contient aussi des coumarines, en particulier des furanocoumarines tel le bergaptène.
– Usages: 
L’angélique est tonique, apéritive et digestive.
Très bon antispasmodique, elle intervient chaque fois que le facteur nerveux est en cause, dans les vertiges et défaillances, les migraines, les affections spasmodiques du tube digestif, l’asthme nerveux, les règles douloureuses.
On utilise principalement la racine, parfois les fruits.
L’usage de l’angélique est déconseillé pendant la grossesse. 
  • ANIS: Pimpinella anisum
Les égyptiens cultivaient déjà l’anis voici plus de 4000 ans!  Depuis, les grains d’anis sont appréciés en confiserie, en distillerie et en pâtisserie.
– Constituants: 
Les fruits d’anis renferment une essence aromatique extrêmement riche en anéthol, accompagné de méthyl-chavicol.
Ils contiennent aussi des flavonoïdes, des stérols et un glucoside.
– Usages: 
L’anis est un bon aphrodisiaque qui calme les estomacs douloureux et les règles difficiles.
Il est surtout recommandé contre les troubles nerveux dyspeptiques (contractions douloureuses des organes digestifs, vertiges, palpitations et sensations d’oppression après les repas, aérophagie).
On recommande l’emploi des fruits pour soulager les douleurs digestives et soigner bronchites et pharyngites.
En Allemagne, ils sont utilisés en particulier pour les enfants.
L’anis est aussi un galactogène très réputé qui augmente la sécrétion lactée chez les femmes, tout en calmant les coliques des nourrissons.
Enfin, on a recommandé l’anis contre la fatigue générale accompagnée de migraines.
  • ARMOISE: Atermisia vulgaris
L’armoise a été dédiée à Artémis, déesse des bêtes sauvages, protectrice ds femmes et ds vierges… et experte dans la connaissance des vertus des plantes!
– Constituants: 
L’armoise renferme des flavonoïdes et de petites quantités d’une essence aromatique contenant du camphre, du bornéol et un peu de thujone.
 Usages: 
On utilise les feuilles ou les sommités fleuries, plus actives.
L’armoise est employée pour régulariser le rythme ou modérer l’abondance des règles. Elle soulage également les menstruations difficiles et douloureuses.
Certains auteurs l’ont vantée dans les affections nerveuses, comme l’hystérie, l’épilepsie, la danse de Saint-Guy, les vomissements nerveux.
Elle possède aussi des vertus digestives.
L’un des procédés thérapeutiques de la médecine japonaise traditionnelle, le moxa, consiste à faire brûler sur la peau, en l’un des 660 points d’acupunture déterminés le long des méridiens énergétiques, de petits tas de feuilles d’armoise formés en cônes qui se consument doucement.
On emploie également des bâtonnets d’armoise incandescents tenus au-dessus ces points.
  L’utilisation de l’armoise est déconseillée durant la grossesse.      
  • ARNICA: Arnica montana
Il semble que ce soit sainte Hildegarde de Bingen qui, au Moyen-Age, décrivit la première les vertus de l’arnica contre les contusions et les ecchymoses.
– Constituants: 
Les fleurs renferment des pigments caroténoïdes, des lactones sequiterpéniques, dont l’hélénaline, des flavonoïdes, des coumarines et une essence aromatique riche en thymol.
– Usages: 
L’arnica est préconisé en usage externe contre les contusions, les entorses, les douleurs musculaires et articulaires. Il accélère la résorption des hématomes.
On l’utilise sous forme de teinture, mais  aussi d’onguent, d’huile ou de gel.
La teinture doit toujours être diluée dans de l’eau pour éviter de possibles irritations de la peau. Il faut éviter de l’appliquer sur des plaies ou à proximité des yeux et de la bouche.
Arnica montana est un important remède homéopathique, contre les commotions, les blessures et les douleurs.
L’arnica ne peut être employé en usage interne.
  • ASPÉRULE ODORANTE: Galium odoratum
L’aspérule fraîche n’a pas d’odeur: il faut la faire sécher pour que se développe son parfum de vanille. Elle parfume délicatement le linge dans les armoires.
– Constituants: 
La plante fraîche renferme un hétéroside, l’aspéruloside, libérant par hydrolyse de la coumarine, présent dans l’aspérule séchée, avec des iridoïdes, flavonoïdes et anthraquinones.
– Ses usages: 
L’aspérule est utile dans les affections du foie: congestion, jaunisse.
Outre son action sur la coagulation sanguine, la coumarine augmente le volume des urines et semble empêcher le développement des colibacilles.
De plus, la coumarine a une bienfaisante action antispasmodique, facilitant la digestion ds malades qui souffrent d’angoisse et de vertiges.
Prise le soir, l’aspérule donne de très bons résultats contre l’insomnie.
L’aspérule est déconseillé pendant la grossesse. 
  • AUBÉPINE: Crataegus laevigata
– Constituants:
Feuilles, fleurs et fruits renferment des flavonoïdes, des acides triterpéniques, des acides-phénols, des proanthocyanidols, des hétérosides et des amines aromatiques.
– Usages: 
L’aubépine est à la fois un tonique du coeur et un antispasmodique efficace.
Elle régularise le rythme cardiaque et diminue l’excitabilité  du système nerveux.
On en recommande l’usage contre les troubles congestifs de la ménopause, les palpitations, les bouffées de chaleur, l’insomnie et l’irritabilité.
Elle rétablit la tension artérielle à un niveau normal.
L’action de la plante est souvent lente à se faire sentir, mais elle dure longtemps après l’arrêt du traitement.Aucun effet secondaire n’a été décelé.
On emploie souvent les fleurs, mais on peut également mettre à profit les feuilles et les fruits.
Les formes utilisées sont l’infusion, la teinture, les gélules, les comprimés et les gouttes à base d’extrait sec.
  • BOULEAU: Betula alba
Pour les Celtes, qui lui avaient dédié la période du 24 décembre au 20 janvier, le bouleau était l’arbre de la lumière et du renouveau de la vie.
– Ses constituants: 
Les feuilles de bouleau renferment des flavonoïdes, dont le rutoside, des acides-phénols, des triterpènes, des tanins, un principe amer et une essence aromatique. L’écorce contient de l’acide bétulinique.
– Ses usages: 
Le bouleau possède de puissantes propriétés diurétiques.                                                              On préconise les feuilles contre les inflammations et les infections des voies urinaires, contre les calculs rénaux et pour compéter un traitement antirhumatismal.
L’écorce, elle aussi diurétique, est en outre un stimulant de la digestion et un fébrifuge.
Elle est excellente contre les maladies de peau, en particulier contre les dartres.
On en extrait par distillation sèche une huile utilisée pour imprégner les cuirs en Russie afin de les conserver indéfiniment.
Ce goudron sert à préparer des lotions capillaires contre les affections du cuir chevelu.
La sève de bouleau est créditée de vertus diurétiques et dépuratives.
On la boit en cure contre l’arthrite et les calculs urinaires.
– Son utilisation interne: 
Infusion: 30 à 40 g de feuilles par litre d’eau bouillante.
Prendre 2 ou 3 tasses par jour.
Décoction de bourgeons: faire bouillir 150 g de bourgeons par litre d’eau.
Laisser réduire aux trois quarts et absorber en 4 fois dans  la journée.
Sève: on peut en consommer 100 à 200 g par jour.
  • BUSSEROLE: Arctostaphylos uva-ursi
Ce sous-arbrisseau toujours vert tapisse le sol des forêts sèches de pins ou de mélèzes, surtout en montagne, dans tout l’hémisphère nord du globe.
– Constituants: 
Les feuilles renferment des hétérosides phénolique, dont l’arbutoside qui se transforme en hydroquinone, ainsi que des flavonoïdes, dont l’hypéroside, des triterpènes, un iridoïde et des tanins.
– Usages: 
Les feuilles de la busserole sont un antiseptique urinaire puissant grâce à leur teneur en hydroquinone.
Elles sont recommandées en cas d’infection des voies urinaires.
On les utilise pour soigner, en particulier, les cystites et les urétrites, si les reins ne sont pas touchés.
Il est important que l’urine soit alcaline. Pour une efficacité maximale, il faut donc éviter les aliments ou les médicaments qui pourraient l’acidifier.
Très riche en tanins, la busserole est aussi un excellent astringent, recommandée dans l’entérite avec diarrhée, la leucorrhée, les hémorragies utérines.
  • CAMOMILLE ALLEMANDE: Chamomilla recutita
« Camomille » dérive du grec chamaï, « nain », et mêlon, un fruit semblable à une pomme, d’après l’aspect globuleux des capitules et leur odeur fruitée.
– Constituants:
Les capitules renferment une essence aromatique.
L’huile essentielle qui en est extraite par distillation se montre riche en chamazulène, qui lui donne une couleur bleue.
Les capitules contiennent aussi des mucilages, des coumarines, des acides-phénols, des lactones sesquiterpéniques et des flavonoïdes.
– Usages: 
La camomille allemande est un anti-inflammatoire et antispasmodique.
On utilise ses capitules pour stimuler l’appétit et favoriser la digestion.
La plante est souvent donnée aux enfants, car son action est douce.
Elle diminue la tension nerveuse et favorise le sommeil.
On préconise l’utilisation de la camomille allemande en compresses dans les affections cutanées et l’irritation des muqueuses.
On emploie la décoction des capitules pour les soins des chevelures blondes, auxquelles elle donne de jolis reflets dorés.
  • CAMOMILLE (GRANDE): Chrysanthenum parthenium
Il y a camomille et camomille! La grande camomille diffère de la camomille romaine et de la camomille allemande, dont l’infusion est surtout digestive.
– Ses constituants: 
La plante renferme une essence aromatique riche en camphre et en acétate de chrysanthémyle, des flavonoïdes et une lactone sequiterpénique, le parthénolide.
– Ses usages: 
C’est en Grande-Bretagne que l’on a mis en évidence l’action spécifique de la grande camomille contre la migraine, où elle est largement employée dans ce but depuis les années 1980.                                                                                                           Ses feuilles fraîches ou séchées préviennent et soignent leurs douleurs intenses.
Le parthénolide, qui possède la propriété de diminuer la production de sérotonine, serait à la base de ces effets bénéfiques.
La plante peut être utilisée fraîche ou séchée, en teinture ou en gélules.
La grande camomille était utilisée dans l’Antiquité pour provoquer les règles et expulser le placenta lors de l’accouchement.
Son nom allemand de Mutterkraut, l' »herbe des mères », reflète cet ancien usage.
Elle a longtemps été considérée comme un remède spécifique de la fièvre.
Les anglais l’appellent d’ailleurs feverfew.
  • CAROTTE: Daucus carota
La carotte semble être notre légume national depuis l’Antiquité, puisque Pline l’appelait déjà pastinaca gallica, c’est- à-dire « racine des Gaulois » !
– Constituants: 
La racine renferme des glucides, de la pectine, des minéraux, des vitamines et de l’asparagine.
Les feuilles contiennent du falcarinol.
Les fruits renferment des flavonoïdes et une essence aromatique.
– Usages: 
La carotte possède une forte proportion de provitamine A, ou carotène, qui en fait un aliment-médicament des plus intéressants.
Elle est indiquée pour accélérer la croissance, élever la résistance aux infections, atténuer les troubles visuels et améliorer l’épiderme.
Remède populaire par excellence de la jaunisse, la carotte est considérée depuis bien longtemps comme l’amie du foie.
Elle possède aussi une action urinaire très marquée: on recommande le jus de carotte contre les calculs, les rhumatismes, la goutte.
En applications, la pulpe fraîche se montre efficace contre diverses affections cutanées.
Elle rajeunit la peau et atténue les taches qui apparaissent avec l’âge.
Les fruits de carotte ont des propriétés apéritives, digestives, carminatives et galactogènes des autres ombellifères.
  • CASSIS: Ribes nigrum
Bien connu pour ses fruits dont on prépare le célèbre Kir, le cassis mérite de l’être aussi pour ses feuilles, agréablement aromatiques au froissement.
– Constituants: 
Les feuilles renferment des flavonoïdes, des tanins et une essence aromatique.
Les fruits contiennent des sucres,des acides organiques, de la pectine, des flavonoïdes, anthocyanosides et beaucoup de vitamine C.
 Usages: 
Les feuilles de cassis ont des propriétés diurétiques et antiorhumatismales.
Provoquant l’élimination de l’acide urique et des purines, elles sont indiquées dans le traitement de l’arthritisme et de l’artériosclérose.
Elles augmentent la production de cortisol par les  glandes surrénales, stimulant l’activité du système nerveux sympathique et contribuant de ce fait à diminuer les effets du stress.
En gargarismes, on s’en sert pour soigner les maux de gorge et les aphtes.
La vitamine C du cassis est remarquablement stable à la chaleur et à l’oxydation.
Le jus de cassis exerce un effet tonique général au cours des processus infectieux et  stimule la résistance aux infections.
Il est également recommandé en cas de diarrhée ou d’indigestion.
  • CHARDON-MARIE: Silybum marianum
– Constituants: 
Les graines renferment des lipides, des flavonoïdes et des flavanolignanes, connus sous le nom global de « silymarine ».
– Usages: 
Les graines de chardon-Marie sont un cholagogue et un décongestionnant hépatique remarquable.
Elles protègent le foie et stimulent la régénération de ses cellules. On s’en sert pour soigner l’hépatite, la jaunisse et les diverses affections de cet organe.
Elles soulagent les effets secondaires sur le foie des chimiothérapies anticancéreuses et pourraient également prévenir les graves atteintes du foie dues à l’empoisonnement par l’amanite phalloïde.
Les graines ont par ailleurs la propriété d’augmenter la tension artérielle, grâce à leur action sur les malades hypotendus, vite fatigués, souffrant de sueurs fréquentes et chez qui se décèle une nette prédominance du parasympathique.
  • CHICORÉE: Cichorium intybus
Déjà mentionnée 4000 ans av. J.-C. dans le papyrus égyptien d’Ebers, la chicorée a toujours été utilisée depuis comme plante médicinale ou potagère. 
– Constituants: 
La racine est très riche en inuline.                                                                                                 Les feuilles renferment en quantité vitamines et sels minéraux.                                                    L’amertume de la plante est due à des lactones sesquiterpéniques.
– Usages: 
La racine et les feuilles de chicorée sont cholérétiques et cholagogues, diurétiques et stomachiques. Elles tonifient le foie et le système digestif.
On les préconise en cas de rhumatisme ou de goutte.                                                                       L’infusion de racine de chicorée calme la soif si pénible des diabétiques, sans transpiration secondaire.                                                                                                                            Elle régularise aussi l’élimination désordonnée de leurs urines.
  • CITROUILLE: Curcurbita pepo et C. maxima
La citrouille, originaire d’Amérique, était déjà cultivée par les Indiens.
Depuis, on en a créé plusieurs centaines de variétés aux formes incroyables.
– Constituants: 
Les graines renferment une huile riche en acides gras insaturés, de la curcubitine, des stérols et de la vitamine E.
– Usages: 
Depuis les années 1980, les graines de courge sont consommées contre l’hyperplasie bénigne de la prostate, de même que l’épaisse huile verdâtre que l’on en extait.
Elle posséderaient également une action anti-inflammatoire et dépurative.
Les graines mondées de citrouille ont une action anthelminthique certaine , doublée d’une innocuité totale.
Elles étaient considérées autrefois comme calmantes dans l’inflammation des voies digestives et urinaires.
La pulpe, de digestibilité parfaite, est à recommander aux estomacs délicats. Diurétique et déconstipante, elle entre avec profit dans le régime des malades des reins et de l’intestin, ainsi que dans celui des personnes souffrant d’arthrite et de rhumatisme.
On la recommande comme première alimentation solide après une diète.          La pulpe crue écrasée, très émolliente, peut constituer un cataplasme calmant contre les brûlures .
  • CUMIN: Cuminum cyminum
Le cumin était l’une des épices principales des anciens Égyptiens.  L’ancien Testament le mentionne et il figurait dans les recettes culinaires des Romains.
– Constituants: 
Les fruits renferment des flavonoïdes, dont l’apigénine, et une essence aromatique riche en aldéhyde cuminique, en pinène et en alphaterpinéol.
– Usages:
Stomachique et carminatif, le cumin facilite la digestion des mets un peu lourds. Il jouit aussi de propriétés stimulantes et diurétiques, et, comme l’anis, il favorise la sécrétion du lait.                                                                                                        Il ne faut toutefois pas en abuser, car il est légèrement irritant.                                        On en fait des cataplasmes pour résoudre les engorgements des seins et des testicules.
Attention: on confond fréquemment le cumin avec le carvi (Carum carvi).
Si leurs vertus médicinales sont semblables, leurs utilisations condimentaires sont bien différentes.                                                                                                                           Pour la cuisine indienne, moyen-orientale ou nord-africaine, le véritable cumin est indispensable.
  • ÉCHINACÉA: Echinacea purpurea
Les Indiens d’Amérique du Nord, d’où la plante est originaire, employaient diverses échinacéas pour cicatriser les blessures et contre les maux de tête ou d’estomac.
– Constituants:
les racines renferment des polysaccharides, une essence aromatique, des alcaloïdes indolizidiniques, des composés phénoliques et des composés aliphatiques insaturés, notamment des alkylamides.
– Usages:
A l’heure actuelle, la décoction et la teinture de la racine sont employées par voie orale pour stimuler les défenses immunitaires de l’organisme lors d’agressions bactériennes et virales, en particulier dans le traitement et la prévention des grippes et des rhumes.
Les alkylamides posséderaient des propriétés antibiotiques.
En gargarismes, on emploie l’échinacéa contre les angines et on s’en sert en applications pour soulager l’eczéma et d’autres affections cutanées.
L’usage de l’échinacéa est déconseillé aux personnes souffrant de maladies auto-immunes ou suivant un traitement mettant en oeuvre des médicaments diminuant les défenses immunitaires. 
  • ÉGLANTIER: Rosa canima
Se soigner en mangeant… c’est ce que permettent de faire les cynorrhodons, faux fruits de l’églantier, à la fois savoureux et bénéfiques pour la santé.
– Constituants: 
Les feuilles et les fleurs renferment des tanins.
Les cynorrhodons contiennent des sucres, de la pectine, ou du sorbitol, des caroténoïdes et des quantités phénoménales de vitamine C.
– Usages: 
Les cynorrhodons sont efficaces pour prévenir et soigner les grippes et les maladies infectieuses.
Ils renferment environ 20 fois plus de vitamine que les oranges ou les citrons et sont donc particulièrement utiles aux personnes manquant de vitamine C/
La poudre de cynorrhodons entraîne un soulagement significatif des douleurs dues à l’ostéoarthrite.
Il s’agirait là d’un effet anti-inflammatoire.
Quant aux fleurs, elles sont légèrement laxatives, tandis que les feuilles, riches en tanins, s’emploient comme astringent en cas de diarrhées.
  • EUCALYPTUS: Eucalyptus globulus
« Eucalyptus » vient du grec eu, « bien », et kaliptos, « caché », du fait de ses fleurs hermétiquement closes par les sépales fusionnés en un couvercle rond.
– Constituants: 
Les feuilles renferment une essence aromatique riche en cinéole et contenant d’autres terpènes.
– Usages: 
L’eucalyptus est avant tout un puissant remède des maladies des voies respiratoires.
Excellent antiseptique des bronches, il entre dans nombre de sirops et suppositoires. On l’emploie dans les bronchites aiguës ou chroniques et dans toutes les affections respiratoires, rhumes, grippes et maux de gorge.
L’huile essentielle distillée des feuilles, diluée dans de l’huile d’amande, en frictions sur le corps, soulage les rhumatismes et les névralgies aussi bien que les maladies respiratoires.
Enfin, les vertus antiseptiques des vapeurs d’eucalyptus sont mises à profit pour désinfecter ds locaux.
  • FENOUIL: Foeniculum vulgare
Le fenouil, c’est le petit foin: Foeniculum en latin dérivé de foenum, « foin », suivi du diminutif culum-en raisonde l’extrême finesse de son feuillage.
– Constituants: 
La plante renferme une essence aromatique riche en anéthol, en méthyl-chavicol, ou estragole, et en fenchone.                                                                                  Elle contient aussi des flavonoïdes, des stérols et des furanocoumarines, en particulier de l’impératorine et du bergaptène.
– Usages: 
Le fruit est digestif, carminatif et galactogène. C’est aussi un excellent stimulant de tout l’appareil digestif. Il favorise les contractions et active la sécrétions des glandes du tube digestif, tout en luttant contre les flatulences.                                     La médecine populaire préconise l’emploi des graines de fenouil pour favoriser la lactation chez les femmes.                                                                                                         Les feuilles, en cataplasmes, sont employées contre les engorgements laiteux.        La racine est surtout réputée comme diurétique.                                                                  Elle entre dans l’antique « sirop des cinq racines ».
Elle est efficace contre les rétentions d’eau de l’organisme: enflures des chevilles, des pieds, des jambes, des paupières, …
La Provence connaît bien cette herbe qui parfume les poissons, les olives ou les escargots. Hachées et parsemées sur les plats de digestion difficile (fèves, haricots), les feuilles facilitent leur assimilation.
  • FÉNUGREC: Trigonella foenum-graecum
Les anciens Égyptiens utilisaient déjà le fénugrec pour donner à leurs femmes la beauté plantureuse en honneur dans le monde oriental.
– Constituants: 
Les graines renferment des protéines, une huile grasse, du galactomanne, du mucilage, une essence aromatique, des alcaloïdes et des saponosides, dont certains précurseurs de stéroïdes telle la diosgénine.
– Usages: 
Les graines de fénugrec ont des propriétés antidiabétiques, abaissant la glycémie à l’issue des repas.
Elles contribuent à faire diminuer le taux de choléstérol dans le sang.
Le fénugrec est toujours utilisé pour permettre une prise de poids et ses propriétés reconstituantes le font apprécier au cours des convalescences de maladies infectieuses ou en cas de tuberculose.
Il passe aussi pour favoriser la sécrétion lactée.
C’est enfin un condiment qui entre dans la composition de la poudre de curry.
Pour l’usage externe, le fénugrec, adoussissant émolliebt, révèle des propriétés non négligeables. Il mûrit et résout les abcès, les panaris et les furoncles.
Il est utilisé avec succès contre les plaques de cellulite souvent douloureuses.
  • GATTILIER: Vitex agnus-castus
Les moines mâchaient les fruits de gattilier afin de diminuer le désir sexuel.
Légèrement piquants, ils sont connus sous le nom de « poivre des moines ».
– Constituants: 
Les sommités fleuries et les fruits de ce cousin de la verveine renferment une essence aromatique riche en cinéole, des flavonoïdes et des iridoïdes.                                      On suppose qu’ils contiennent aussi des stéroïdes.
– Usages: 
Les fruits permettent de réduire les troubles prémenstruels et de régulariser le cycle féminin par une action sur la glande pituitaire, en équilibrant la production de progestérone et d’oestrogènes.
Ces indications ont été validées par de nombreuses études scientifiques.
Les fruits bloqueraient l’action des hormones androgènes mâles, d’où leur usage monastique par le passé.
Le gattilier est à éviter pendant l’allaitement et la grossesse. 
  • GENTIANE JAUNE: Gentiana lutea
La gentiane jaune, grande plante des montagnes calcaires, doit son nom à Gentius, roi d’Illyrie, qui, le premier, vanta ses qualités médicinales.
– Constituants: 
La racine renferme des principes amers, des oligosaccharides, de la pectine, des phytostérols, des acides-phénols et des colorants jaunes, les xanthones.          La gentiopicrine est tellement amère que les papilles parviennent à la déceler à une dilution d’un millionième dans de l’eau.
– Usages: 
La gentiane est la reine des amers indigènes, dénuée d’astringence et pratiquement de toxicité. Apéritive et dépourvue de toute action irritante sur l’estomac, c’est un tonique général et un stimulant qui contribue à accroître les défenses de l’organisme en augmentant le nombre des globules blancs.                                On la préconise en cas de douleurs gastriques et de perte de l’appétit, car ses substances amères stimulent les sécrétions salivaires et gastriques.                                  Pour revigorer un organisme fatigué ou atténuer les effets d’un repas trop copieux et arrosé à l’excès, sucer une rondelle de racine de gentiane, fraîche ou séchée, est un incomparable remède.
  • GINGEMBRE: Zingiber officinale
Explorant au XIIIème siècle l’actuelle côté du Kerala, au sud de l’Inde, Marco Polo fut probablement le premier Occidental à voir sur le pied le gingembre.
– Constituants: 
Le rhizome renferme, outre des amidons, une résine et une essence aromatique riche en carbures sesquiterpéniques, dont le zingigérène.
Les gingérols sont à l’origine de sa puissante saveur.
– Usages: 
Le gingembre possède des propriétés apéritives, stomachiques, carminatives, antiseptiques et fébrifuges.
Il est recommandé en cas de troubles digestifs et d’infections gastro-intestinales.
En Chine, où on le met à profit depuis plus de 2500 ans, le rhizome frais est couramment prescrit en cas de refroidissements et il soulage effectivement rhumes, grippes et autres problèmes respiratoires.
Le gingembre améliore aussi la circulation capillaire et élève la tension artérielle.
Ses propriétés antivomitives sont particulièrement appréciées.
Il se montre très efficace contre le mal des transports et les nausées postopératoires.
De récentes études ont confirmé son innocuité au cours de la grossesse dont il peut de ce fait soulager les nausées.
  • GINKGO: Ginkgo biloba
Le ginkgo est apparu sur terre voici quelque 150 millions d’années.                            Tous les autres membres de sa famille ne sont connus qu’à l’état de fossiles.
– Constituants:
Les feuilles renferment des flavonoïdes et des terpènes. Les diterpènes du ginkgo sont connus sous le nom de « ginkgolides ».
– Usages:
On emploie aujourd’hui des extraits standardisés en flavonoïdes (24%) et en ginkgolides-bilobalide (6%) en cas  d’insuffisance cérébrale des personnes âgées, en particulier dans les difficultés de concentration, le manque de mémoire, la confusion….
Le ginkgo possède également des effets anti-inflammatoires potentiellement utiles dans les affections auto-immunes, les scléroses multiples et les transplantations d’organes. Les ginkgolides inhibent le processus d’agrégation plaquettaire du sang.Cet effet, utile pour éviter la formation de caillots, est à l’origine d’accidents survenus lors de prise d’extrait de ginkgo par voie parentérale, non utilisée en France.                                                                                                      Les flavonoïdes stimulent et tonifient la circulation sanguine, en particulier dans les zones de microcirculation, grâce à une action vitaminique P.                            Le ginkgo est un vasculoprotecteur préconisé dans les troubles de la circulation veineuse des jambes.                                                                                                                   Agissant comme antioxydants, les flavonoïdes piègent les radicaux libres et ralentissent le vieillissement cellulaire.
  • GIROFLIER: Syzygium aromaticum
En Chine, les courtisans devaient mastiquer des clous de girofle lorsqu’ils s’adressaient à l’empereur, afin de ne pas le gêner par leur haleine.
–  Constituants: 
Les feuilles et les boutons renferment des tanins, des flavonoïdes et une essence aromatique contenant majoritairement de l’eugénol, de l’acétate d’eugényle et du béta-caryophyllène.
– Usages: 
Le clou de girofle est un antiseptique puissant.
On l’utilise, surtout en Asie, contre les affections virales.
Il est utile dans la prévention des maladies infectieuses.
Egalement antispasmodique du fait de l’acétate d’eugényle, il se montre bénéfique dans les dyspepsies et apaise la toux.
Il stimule les estomacs paresseux et lutte contre les fermentations et les ballonnements.
Il excite l’appétit et suractive les glandes digestives à tous les niveaux.
Il exerce par ailleurs une action stimulante dans les asthénies avec perte de mémoire.
Déjà vanté par Ambroise Paré comme analgésique des douleurs dentaires, le clou de girofle a conservé cette réputation à travers les siècles: il est utilisé en thérapeutique dentaire comme anesthésique local et désinfectant.
On l’utilise en bains de bouche et il entre dans la composition de nombreuses eaux dentifrices.
Il est également efficace en cas de céphalées.
  • MILLEFEUILLE: Achillea millefolium
La mythologie grecque voudrait qu’Achille se soit servi des feuilles de cette plante pour guérir les blessures de ses soldats, d’où son nom de genre.
– Constituants: 
Les sommités fleuries renferment des tanins, des flavonoïdes, des lactones sequiterpéniques, des alcaloïdes, des triterpènes, des polyines, des coumarines, de l’acide salicylique et une essence aromatique contenant du camphre, du linalol, du sabinène et des proazulènes.
– Usages: 
Son astringence fait recommander le millefeuille comme cicatrisant des plaies de toute nature.
On le surnomme pour cela l' »herbe au charpentier ».
Il est également employé pour calmer et réduire les règles trop abondantes, les hémorroïdes et les crachements de sang.
C’est aussi un tonique amer, préconisé en cas de manque d’appétit, de troubles digestifs et de douleurs abdominales.
Le millefeuille aide à réguler le cycle menstruel et soulage les règles douloureuses.
On le recommande en bains de siège contre les douleurs pelviennes.
  • MYRTILLE: Vaccinium myrtillus
Appelé « raison des bois », cet arbrisseau qui pousse en tapis dans les bois et les landes, porte des fleurs en grelots, vertes et rouges, avant de produire ses fruits bleu foncé.
– Constituants: 
Les feuilles renferment des acides-phénols, des flavonoïdes, des alcaloïdes quinolozidiniques, des proanthocyanidols et du catéchol.
Les fruits sont riches en glucides, en acides organiques, en tanins et en vitamines B1 et C.
– Usages: 
Les myrtilles séchées sont antiseptiques et astringentes.
La décoction de baies a été employée avec succès dans la colibacillose, l’entérite aiguë et la fièvre typhoïde.
Elle donne d’excellents résultats dans les diarrhées rebelles, en particulier  chez les enfants.
Les anthocyanes tonifient les vaisseaux sanguins et confèrent à la myrtille une efficacité reconnue contre les jambes lourdes, les varices, les hémorroïdes et les troubles capillaires.
Ces mêmes substances expliquent son action sur certains troubles de la vision.
Les pigments extraits des baies améliorent très nettement la vision en basse lumière et rendent ainsi de précieux services aux chauffeurs routiers et aux pilotes d’avion.
Les feuilles ont une action positive sur certains diabètes.
Elles feraient baisser, dans une certaine mesure, la glycémie.
  • LAVANDE A FEUILLES ÉTROITES: Lavandula angustifolia
La lavande ne nous fournit pas seulement un parfum rafraîchissant et un antimite estimé. Elle possède aussi des vertus médicinales non négligeables. – Constituants:                                                                                                                                         La plante  renferme une essence aromatique, riche en acétate de lynale et en linalol. – Usages:                                                                                                                                                       Les vertus calmantes de la lavande sont appréciées en cas d’insomnies, d’irritabilité, voire de dépression.                                                                                          Elle apaise les migraines, maux de tête et vertiges.                                                                  Stimulante et aromatique, la lavande facilite la digestion.                                                Elle combat les coliques, les ballonnements et les flatulences.                                             On la recommande comme antispasmodique dans les toux persistantes de certaines affections respiratoires, telles que l’asthme, la coqueluche ou la grippe. C’est aussi un antiseptique qui modifie les sécrétions bronchiques.                        L’huile essentielle distillée des sommités fleuries se montre antiseptique et antibactérienne. Elle est appliquée sur les plaies, les brûlures, les piqûres d’insectes et les démangeaisons. En massage sur les tempes, elle soulage les maux de tête et permet une détente nerveuse qui favorise le sommeil.        
  • MARJOLAINE: Origanum marjorana
La marjolaine, si parfumée, était déjà employée dans l’Egypte ancienne comme condiment et comme plante médicinale contre la migraine et le nervosisme. – Constituants:                                                                                                                                                      Les feuilles et les sommités fleuries renferment une essence aromatique riche en hydrates de sabinène, en terpinéol et en linalol, ainsi que des flavonoïdes, de l’acide caféique et de l’acide rosmarinique. – Usages:                                                                                                                                              La marjolaine est un excellent antiseptique général, tant interne qu’externe.       Très bon antispasmodique, elle est utilisée contre les mauvaises digestions d’origine nerveuse, les coliques et les flatulences.                                                                     On l’emploie également en cas de migraine et contre les tics de la face.                                  C’est aussi une plante sédative recommandée pour combattre l’insomnie et l’anxiété. En effet, elle abaisse le tonus du système nerveux sympathique.                              En usage externe, elle a depuis longtemps fait ses preuves contre les douleurs rhumatismales, le torticolis et la sciatique.                                                                                Ses vapeurs antiseptiques suffisent souvent à chasser le rhume.    
  • MÉLISSE: Mélissa officinalis                                                                                                          
« Mélisse » évoque le miel: ses fleurs riches en nectar sont mellifères par excellence. Melissa, qui est aussi un joli prénom, signifie « abeille » en grec. – Constituants:                                                                                                                            La plante renfere des triterpènes, des acides-phénols, des flavonoïdes et une essence aromatique riche en citral, en citronellal, en caryophyllène et en acétate de géranyle. – Usages:                                                                                                                                                On recommande la mélisse en cas de digestions pénibles, de vertiges et de syncopes. La mélisse excite la sécrétion hépatique.                                                                 Elle est efficace contre les problèmes nerveux tels que ceux qui accompagnent ou précèdent les règles.                                                                                                                            On la prescrit contre l’anxiété, la nervosité, les troubles du sommeil et les dépressions légères.                                                                                                                         La mélisse possède une action antivirale. Sous forme de pommade, elle combat efficacement l’herpès et diminue la fréquence des éruptions.                                              On l’emploie également contre la varicelle et le zona.      
  • MENTHE POIVRÉE: Mentha piperita
La menthe poivrée, de saveur très fraîche, est un excellent condiment, hachée crue dans les desserts (crèmes, flans, salades de fruits) et les boissons. – Constituants:                                                                                                                                          La plante renferme des flavonoïdes, des acides-phénols, des triterpènes, des caroténoïdes et une essence aromatique contenant une proportion importante de menthol ainsi que de la menthone et de l’acétate de menthyle. – Usages:                                                                                                                                               La menthe poivrée est un remarquable stimulant de l’appareil digestif.              Elle est aussi antispasmodique et analgésique.                                                                            On la recommande dans les digestions pénibles, les nausées et les vomissements, les douleurs d’estomac et d’intestin, les intoxications gastro-intestinales, l’aérophagie et les ballonnements.                                                                          L’infusion de la plante s’utilise en compresses contre les migraines et les névralgies faciales, en gargarismes contre la gingivite, la stomatite, ou plus simplement la mauvaise haleine.                                                                                                       Le menthol confère à la menthe poivrée une sensation de fraîcheur caractéristique. La saveur  de la menthe poivrée est très agréable: on emploiera cette plante pour masquer le goût des tisanes fades ou écoeurantes.                                                    Les autres espèces de menthe, dont la menthe verte (Mentha spicata), possèdent sensiblement les mêmes vertus.      
  • MILLEPERTUIS: Hypericum perforatum
Le millepertuis est l' »herbe à mille trous » en raison des nombreuses taches claires que l’on distingue en regardant ses feuilles à contre-jour. – Constituants:                                                                                                                                 Les sommités fleuries renferment une essence aromatique, des stérols, des triterpènes, de l’acide caféique, des flavonoïdes. – Usage:                                                                                                                                             On a mis en évidence l’effet antidépresseur du millepertuis.                                                  La plante agit non seulement sur la régulation de la sérotonine, mais également sur d’autres neurotransmetteurs, tels la noradrénaline, la dopamine et l’acide gamma-aminobutirique.                                                                                                                 L’effet se manifeste après 10 à 15 jours.                                                                                   On peut l’employer contre divers troubles nerveux provoquant tension et insomnie. On utilise l’extrait ou la teinture diluée.                                                                             Les propriétés antiseptiques et cicatrisantes du millepertuis sont mises à profit dans la célèbre « huile rouge » qui cicatrise et aseptise les plaies, guérit les brûlures, les coups de soleil (mais il ne faut jamais l’utiliser préventivement, comme crème solaire) et les érythèmes.                                                                                 En massage, elle soulage les crampes et les névralgies. On a mis en garde contre l’usage du millepertuis, car il diminuerait l’effet d’autres médicaments pris simultanément.           
  • OLIVIER: Olea europoea
D’après la mythologie, l’olivier serait un cadeau fait par Athéna, à l’issue d’une querelle avec Poséidon, aux habitants de la ville qui porte son nom.
– Constituants: 
La feuille renferme des séco-iridoïdes, des triterpènes et des flavonoïdes.
Le fruit contient une huile grasse riche en acides oléique, linoléique et palmitique, ainsi que des stérols, des tocophérols, des triterpènes, des pigments et un principe amer.
– Usages: 
La feuille d’olivier permet de faire baisser la tension excessive et améliore la circulation en assouplissant et en dilatant les artères.
Elle favorise aussi la diurèse, fait régresser les oedèmes et diminue le taux d’urée sanguine.
Elle est donc indiquée chez les hypertendus et les cardio-rénaux.
Elle possède également une action hypoglycémiante manifeste.
L’huile d’olive est particulièrement équilibrée pour un usage quotidien.
Elle favorise la formation de « bon » cholestérol au détriment du « mauvais ».
C’est aussi une véritable huile de santé pour tous les insuffisants hépatiques.
Émolliente et laxative, elle favorise l’écoulement de la bile et active les fonctions intestinales.
Elle se recommande même dans les coliques hépatiques et pour aider à l’évacuation des calculs biliaires.
         
  • ORANGER AMER: Citrus aurantium
L’oranger amer, ou « bigaradier », est un cousin de l’oranger doux qui donne les fruits bien connus. Les siens servent à faire de la marmelade. – Constituants:                                                                                                                          Les feuilles renferment une essence aromatique riche en acétate de linalyle.  Les fleurs contiennent des flavonoïdes et une essence aromatique à linalol.             Le péricarde du fruit, ou « zeste », contient une essence aromatique composée à 90%  de limonène. Il referme aussi des flavonoïdes, des triterpènes, du carotène et de la vitamine C. – Usages:                                                                                                                                           La feuille est utilisée pour ses propriétés sédatives: elle calme les spasmes des nerveux et leur permet de trouver le sommeil.                                                                Elle est également recommandée contre les toux persistantes, les crampes d’estomac d’origine nerveuse, les palpitations, la céphalalgie et comme fébrifuge et sudorifique en cas de rhume.                                                                                     On se sert pour les mêmes usages de la fleur, bien que celle-ci soit plutôt réservée à la préparation de l’hydrolat connu sous le nom d' »eau de fleur d’oranger », ayant, lui aussi, des propriétés calmantes.                                                                    Le fruit a des vertus digestives et carminatives.      
  • ORTIE: Urtica dioica
L’ortie, l’un de nos meilleurs légumes sauvages, se mange depuis la nuit des temps, crue ou cuite, en canapés, en soupes, en soufflés, voire en dessert. – Constituants: Le rhizome renferme des polysaccharides, des tannins, une lectine, des composés phénoliques, des lignanes et des stérols.                                                      Les feuilles sont très riches en protéines complètes, équilibrées en acides aminés, et donc de même valeur nutritionnelle que la viande.                                     Elles contiennent, en outre, des flavonoïdes et quantité de vitamines, de sels minéraux et d’oligoéléments. – Usages:   Les rhizomes d’ortie se montrent efficaces dans le traitement de l’hyperplasie bénigne de la prostate.                                                                                                                          On recommande leur usage pour augmenter le volume et le débit urinaires, et pour réduire le résidu post-mictionnel.                                                                                   Les feuilles d’ortie sont préconisées contre les douleurs rhumatismales, l’arthrite et l’inflammation des voies urinaires.                                                                     Elles possèdent une action anti-inflammatoire avérée.                                                 On les emploie de façon préventive pour éviter la formation de calculs rénaux.     L’ortie est enfin un dépuratif efficace, utilisé contre les dermatoses rebelles: eczéma, psoriasis et dartres.      
  • PASSIFLORE: Passiflora incarnata
Originaire d’Amérique centrale, la passiflore, ou « fleur de la Passion », était cultivée dans les jardins des souverains aztèques au temps de Moctezuma. – Constituants:                                                                                                                             La plante renferme des flavonoïdes, des acides-phénols, des phytostérols, des coumarines, une essence aromatique, des hétérosides cytogénétiques, du maltol et des alcaloïdes indoliques.                                                                                        L’effet anxiolytique semble toutefois dû à une benzoflavone. – Usages:                                                                                                                                           La passiflore est utilisée comme hypnotique et sédatif, calmant du système nerveux.                                                                                                                                            Elle est efficace dans l’insomnie ayant pour origine l’excitation cérébrale.                                                                                                                       La plante diminue l’angoisse et calme les personnes surmenées.                              Le sommeil qu’elle provoque est normal et n’est jamais suivi de dépression nerveuse réactionnelle, et son usage n’entraîne pas d’accoutumance.                       On recommande la passiflore en cas de nervosisme, d’irritabilité et d’insomnie.                 On la met également à profit en cas de maux de tête et de douleurs menstruelles. Ses effets antispasmodiques sont utiles dans l’asthme, l’hypertension, les palpitations et les crampes musculaires.      
  •  PLANTAIN: Plantago major
Le latin Plantago dérive de planta, « plante des pieds », et décrit de façon imagée l’aspect des feuilles du grand plantain, étalées sur le sol.
– Constituants: 
La plante renferme des tanins, du mucilages, des flavonoïdes, dont l’apigénine, des acides-phénols et des iridoïdes, en particulier de l’aucuboside.
– Usages: 
Astringent grâce à son tanin, le plantain resserre les tissus.
Simultanément, son mucilage lui confère une action adoucissante.
Il peut rendre service dans les diarrhées, les angines, les inflammations de la muqueuse buccale et les affections des voies respiratoires, en particulier en cas de bronchite chronique.
Le sirop de plantain adoucit les gorges irritées.
La plante possède une activité antibactérienne.
En usage externe, on applique des compresses d’une décoction de plantain sur les yeux irrités.
Les feuilles écrasées calment instantanément la douleur des piqûres d’ortie ou d’insectes et cicatrisent instantanément la douleur des piqûres d’ortie ou d’insectes et ciatrisent lesblessures dont elles évitent l’infection.
Les graines, recouvertes de mucilage, servent de laxatif mécanique: elles gonflent dans l’intestin et favorisent l’évacuation du bol fécal.
  • PRÊLE: Equisetum arvense
On a retrouvé les troncs fossilisés de plantes proches des prêles dans des dépôts de houille vieux de quelque 350 millions d’années.
– Constituants: 
Le prêle renferme du silicium, de nombreux flavonoïdes, des stérols, de l’acide ascorbique, des acides-phénols, des thiaminases et des traces d’alcaloïdes.
– Usages:
La plante est tellement riche en silice que sa tige sert à polir des bois précieux ou à récurer les casseroles.
C’est un reminéralisant de premier ordre.
La silice aide à la régénération des tissus conjonctifs dont elle améliore la résistance et l’élasticité.
Elle est recommandée pour prévenir la carie dentaire et pour remédier aux ongles fragiles, cassants et dédoublés.
C’est un bon diurétique que la médecine populaire utilise contre les calculs et l’oedème, la protéinurie et l’hypertension des personnes obèses.
On l’emploie contre la cystite et l’inflammation des voies urinaires.
La prêle possède une action dépurative sans éliminer le sodium ou le potassium.
Elle est recommandée en cas d’oedèmes.
Elle se montre utile en cas d’arthrite et de rhumatisme.
C’est aussi l’un des meilleurs hémostatiques, efficace chaque fois qu’il y a saignements de nez, règles trop abondantes, hématuries.
  • PRIMEVÈRE: Primula veris
La primevère est la fleur du premier printemps, prima vera en italien.
Il en existe en fait de nombreuses espèces. Celle-ci a des fleurs odorantes.
– Constituants: 
La plante renferme des flavonoïdes, dont la gossypétine, des saponosides triterpéniques et des hétérosidesphénoliques.
La racine contient une huile essentielle.
-Usages: 
Grâce à ses saponosides qui irritent les muqueuses, la racine a le pouvoir d’augmenter les sécrétions salivaires et bronchiques, et de fluidifier ces dernières.
Elle favorise donc l’expectoration et est recommandée dans la bronchite, la pneumonie, les toux chroniques grasses et la coqueluche.
On la préconise pour traiter les inflammations aiguës des voies respiratoires.
On l’emploie parfois contre les rhumatismes.
Les feuilles possèdent des propriétés semblables mais moins puissantes.
Les fleurs sont antispasmodiques, sédatives et anti-inflammatoires.
On les emploie contre les insomnies, l’asthme et les allergies.
  • REINE-DES-PRÉS: Filipendula ulmaria
Le nom d’ « aspirine » provient de cette plante, jadis connue sous le nom de « spirée ulmaire », à l’origine du célèbre médicament.
– Constituants: 
La plante renferme des tanins, des hétérosides flavoniques et des hétérosides d’acides-phénols donnant une huile essentielle riche en salicylate de méthyle et en aldéhyde salicylique.
– Usages: 
Les fleurs de reine-des-prés possèdent de remarquables propriétés anti-inflammatoires et diurétiques.
Elles éliminent puissamment l’acide urique.
Antispasmodiques et sédatives des douleurs urinaires, elles sont aussi recommandées contre la goutte, les douleurs rhumatismales, la cellulite, l’artériosclérose.
La reine-des prés diminue l’acidité gastrique et contribuerait à réduire le niveau d’acidité de l’ensemble de l’organisme, ce qui soulagerait les problèmes articulaires.
Contrairement à l’aspirine qui peut provoquer des ulcères, la reine-des prés protège les muqueuses de l’estomac et de l’intestin, grâce à la combinaison de ses divers principes actifs.
Elle ne fluidifie pas le sang.
  • ROMARIN: Rosmarinus officinalis
Son nom, du latin ros, « rosée », et marinus, « marin », signale que le romarin, plante méditerranéenne, ne s’éloigne jamais beaucoup du littoral. – Constituants:                                                                                                                          Les sommités fleuries renferment une essence aromatique riche en camphre, en cinéole et en alpha-pinène, ainsi que des flavonoïdes, des tanins, des diterpènes et des acides-phénols. – Usages:                                                                                                                                          On reconnaît au romarin une action stimulante.                                                             Son effet tonifiant sur le foie et la fonction biliaire est réputé.                                    On l’utilise donc dans de nombreuses affections: congestion du foie et inflammation de la vésicule biliaire, paresse d’estomac, surmenage physique et intellectuel, asthénie.                                                                                                                       Le romarin possède d’intéressantes propriétés antioxydantes.                                  Il permet de réduire l’action destructrice des radicaux libres.                                     Il présente aussi un effet anti-inflammatoire, grâce en particulier à l’acide rosmarinique.                                                                                                                                                    Il entre dans des lotions capillaires destinées à favoriser la repousse ou l’entretien de la chevelure, en stimulant l’irrigation du cuir chevelu, et dans la formule des eaux de Cologne.          
  • SABAL: Serenoa serrulata
Le sabal est un petit palmier d’Amérique du Nord, qui pousse en abondance sur les dunes littorales bordant l’Atlantique, de la Caroline du Sud au Texas.
– Constituants: 
Les fruits renferment une huile grasse et, parmi d’autres constituants, des phytostérols.
– Usages: 
Les fruits de sabal sont utilisés, sous forme d’infusion, pour lutter contre les troubles provenant de l’hypertrophie bénigne de la prostate.
Ils possèdent également des propriétés diurétiques et antiseptiques mises à profit dans les cystites.
Leur action oestrogénique probable leur permet de favoriser le développement des seins chez la femme.
Le sabal semble contribuer à al bonne assimilation des aliments par l’organisme  et on le prescrit conter l’amaigrissement, l’affaiblissement de l’état général et le manque de tonus.
   
  • SARRIETTE: Satureja montana
Le nom botanique Satureja vient de « satyre », car on attribuait à cette plante des vertus aphrodisiaques…que mettait à profit ce personnage mythologique.
 Constituants:
La plante renferme une essence aromatique riche en carvacrol et parfois en thymol.
– Usages:
Utilisée surtout comme condiment, la sarriette est l’aromate indispensable des plats de légumineuses-pois cassés, fèves et haricots-, dont elle aide la digestion.                                                                                                                            En Allemagne, c’est l' »herbe aux haricots », Bohnenkraut.
Pour l’usage plus spécifiquement médical, on l’emploie en cas de digestions pénibles, de crampes d’estomac, de contractions nerveuses et chaque fois qu’un estomac paresseux a besoin d’être stimulé.                                                                    Carminative, elle chasse les flatulences, favorise l’évacuation des gaz et empêche les fermentations intestinales.                                                                                     En Allemagne, c’est un remède populaire contre les diarrhées.                                       On l’emploie parfois aussi en cas d’infections des voies respiratoires.                                 La sarriette fait partie, avec d’autres plantes aromatiques, de l' »alcoolat vulnéraire », qu’on appelle aussi « alcoolat polyaromatique » ou encore « eau d’arquebusade ».
  • SAUGE OFFICINALE: Salvia officinalis
Un vers de l’école de Salerne, repris par des générations de thérapeutes, disait:
« pourquoi mourrait-il l’homme qui a de la sauge dans son jardin? »
– Constituants: 
La plante renferme des tanins, des flavonoïdes, des triterpènes, des diterpènes, un acide-phénol et une essence aromatique riche ne camphre, en cinéole et en thuyone.
– Usages: 
La sauge est un excellent tonique des voies digestives et du système nerveux.
Elle stimule les fonctions de l’estomac et du foie, calme les douleurs et les nausées.
Elle est recommandée contre la fatigue nerveuse.
C’est aussi le meilleur antiperspirant connu, agissant puissamment contre les sueurs des tuberculeux, des personnes souffrant de rhumatismes, amaigries ou affaiblies.
Son action tonique sur l’utérus fait utiliser cette plante après un accouchement, car elle régularise et fait réapparaître les règles.
Elle calme aussi les douleurs qui les accompagnent parfois et, par son action régulatrice sur le cycle menstruel, facilite la conception.
Son action hormonale est utile dans les troubles de la ménopose, tels que les vertiges et les bouffées de chaleur.
La sauge est hypoglycémiante et son vin est fortement recommandé aux diabétiques.
  • SUREAU: Sambucus nigra
La flûte enchantée des légendes germaniques était en bois de sureau et les sons que l’on tirait de ses rameaux creux protégeaient des sortilèges. – Constituants:                                                                                                                          Les fleurs renferment une essence aromatique et du mucilage. Les baies doivent leur couleur à des composés phénoliques tels que la cyanidine. – Usages:                                                                                                                                             Les fleurs fraîches sont laxatives. Sèches, elles sont surtout sudorifiques, mais aussi diurétiques. On les emploie chaque fois qu’il faut provoquer une transpiration cutanée abondante et salvatrice: début de rhume, fièvres éruptives, affections catarrhales (bronchite, grippe), crise de rhumatisme.                                                                Adoucissantes et résolutives, elles sont aussi utilisées en usage externe contre les fluxions, les engelures, les crises de goutte, les inflammations oculaires.         Les baies sont sudorifiques et, à forte dose, deviennent purgatives.                                                         On les recommande contre les rhumatismes et les oedèmes.                                         Au temps de Pline, les Romains s’en servaient pour teindre les cheveux.      
  • THYM: Thymus vulgaris
Spontané sur les coteaux arides du Midi ou cultivé dans les jardins, le thym est avant tout un condiment indispensable dans la cuisine de tous les jours. – Constituants:                                                                                                                            La plante renferme une essence aromatique de composition variable suivant le chémotype considéré. Suivant les cas domine le thymol, le linalol ou le géraniol. – Usages:                                                                                                                                               Le thym est un tonique et antispasmodique qui facilite la digestion tout en calmant les contractions nerveuses de l’estomac et de l’intestin.                                                                                                                                               Il chasse les gazs, empêche les fermentations et, de plus, stimule l’appétit.                    Excellent antiseptique, le thym active toutes les fonctions de désintoxication, favorise la transpiration et la diurèse, et se recommande chaque fois qu’il est bon de favoriser l’élimination des toxines de l’organisme (grippe, rhumatisme, excès alimentaires).                                                                                                                                  C’est un stimulant qui a la réputation d’exciter les fonctions cérébrales, à la manière du thé.                                                                                                                                            Le thym est aussi un bon dentifrice, fortifiant des gencives, désinfectant de l’haleine, préventif des caries.      
  • TILLEUL: Tilia cordata
La capitale du tilleul est Buis-les-Baronnies, dans la Drôme provençale. Le marché annuel qui s’y déroule en juillet est le plus important d’Europe. – Constituants:                                                                                                                                      Les fleurs renferment du mucilage, des tanins, des acides-phénols, des proanthocyanidols, des flavonoïdes, dont la quercétine et le kaempférol, et une essence aromatique. L’aubier, la partie intérieure de l’écorce, contient des acides-phénols, des tanins, du fraxoside, de l’esculoside et des acides aminés. – Usages:                                                                                                                                           Le tilleul est connu et apprécié pour ses propriétés calmantes et antispasmodiques. Légèrement hypnotique, il possède une action sédative remarquable sur le système nerveux, qu’il apaise peu à peu: il permet ainsi à bien des insomniaques de trouver un sommeil réparateur sans risque d’accoutumance. Mais une dose trop élevée ou un temps d’infusion prolongé rend la tisane excitante et peu au contraire provoquer des insomnies.                          L’infusion de l’aubier de tilleul sauvage est un remarquable draineur naturel de l’organisme qu’il nettoie en profondeur. Elle augmente la capacité du foie à filtrer les déchets et les toxines du sang, optimise la sécrétion régulière de la bile, améliorant ainsi les digestions lentes, et dissout l’acide urique qui provoque goutte et calculs rénaux. Malheureusement, cet emploi médicinal a détruit de nombreux tilleuls sauvages.    
  • VALÉRIANE: Valeriana officinalis
La contribution de ses racines au bien être de l’humanité souffrante a donné son nom à la valériane, du latin valeo, « être en bonne santé ». – Constituants:                                                                                                                                           Les racines renferment une essence aromatique riche en sesquiterpènes et en monoterpènes ainsi que des iridoïdes, les valépotriates, très instables et extractibles par l’alcool, mais pas par l’eau.                                                                          Elle contient aussi des traces d’alcaloïdes et des acides-phénols. – Usages:                                                                                                                                           La valériane est un excellent antistress. C’est un sédatif efficace des états de nervosité et d’excitation, utile dans le traitement des palpitations, des tics, des étouffements, des crises d’asthme et des contractions douloureuses de l’estomac. Elle permet de trouver le sommeil.                                                                                    Elle possède également des vertus hypotensives.          
  • VIOLETTE ODORANTE: Viola odorata
On prépare avec les fleurs une friandise délicate, la violette de Toulouse au sucre, et elles aromatisent sirops, miels et vinaigres « violats – Constituants                                                                                                                                                                            Les fleurs renferment du mucilage, des saponosides, dont la myrosine et la violine, des glucosides phénoliques, dont la gaulthérine, une essence aromatique et un alcaloïde, l’odoratine.                                                                            Les feuilles sont particulièrement riches en mucilages et en vitamine C. – Usages:                                                                                                                                                 Les fleurs de violette calment très bien l’irritation et favorisent l’expectoration dans le cas de rhume et de bronchites, fièvres éruptives et de maladies inflammatoires.                                                                                                      Adoucissantes, légèrement laxatives et diurétiques, les feuilles sont surtout employées comme résolutives pour l’usage externe.                                                          Quant à la racine, elle est expectorante à dose modérée.                                                 Vomitive en plus grande quantité, elle constitue un bon remède dans les cas d’indigestion ou lorsque l’on craint une intoxication alimentaire, afin de libérer l’estomac de son contenu.   Source: Issue de l’édition de Sylvie Cattaneo-Naves, Larousse 2009.

Écrit par